Plan vélo : où en est-on ?

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La France est particulièrement mauvaise élève au regard de la directive européenne portant réglementation sur le niveau de qualité de l’air. A l’occasion de son annuelle conférence de presse, le 24 janvier, le Club des villes et territoires cyclables s’est attardé sur le manquement de l’Hexagone à ces exigences. "Or, le vélo a un rôle important à jouer dans la lutte contre la pollution, le changement climatique, la crise économique et les inégalités", déclarait Pierre Serne, président du Club, pour introduire son propos.

Le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), déposé par le gouvernement en novembre dernier, se donnait pour objectif de développer le goût des Français pour ce moyen de déplacement doux. Si son examen a été reporté de quelques mois pour tenir compte des conclusions du Grand débat national, Edouard Philippe annonçait en septembre l’investissement de 350 M€ déployés sur sept ans - soit 50 M€ par an -, en faveur du Plan national Vélo. Les sympathisants du projet se félicitent de l’obtention de ce financement, mais en regrettent la modestie, bien loin des 200 M€ annuels estimés nécessaires à la pleine application de sa stratégie. Entre autres : "la résorption des coupures urbaines, le rétablissement des continuités piétonnes et cyclistes dans les territoires, la réalisation de Réseaux express vélo [REV] et de liaisons inter-agglomérations, de stationnements vélos, et la poursuite du schéma national 'véloroutes' et voies vertes". Cependant, la Dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), en partie financée par l’Etat, devrait contribuer dès 2019 à la mise en œuvre des projets à hauteur de 85 M€.

Outre ces aménagements, le Plan national Vélo prévoit plusieurs leviers économiques devant inciter les usagers à s’équiper. La prime à la conversion pour le remplacement d’un véhicule ancien (essence ou diesel) a ainsi été étendue à l’achat d’un cycle (deux, trois, ou quatre roues) électrique neuf. Un foyer imposable bénéficiera de 100 €, un foyer non imposable de 1 100 €. Idem pour la réduction d’impôt sur les sociétés suite à l’achat de flottes de vélos, étendue à la location. Quant aux employés, ils pourront éventuellement bénéficier du forfait mobilité durable (à hauteur de 400 € par an dans le privé et 200 € dans le public), qui vient simplifier l’indemnité kilométrique vélo, cette dernière n’ayant pas obtenu le succès escompté.

Pour aller plus loin et atteindre "enfin" les objectifs fixés par l’Union européenne, le Club des villes et territoires cyclables propose de rendre ce forfait obligatoire, et de rétablir la possibilité de le cumuler avec le remboursement de 50 % de l’abonnement transports en commun, dans le cadre d'un usage combiné du vélo et des transports publics.

La France est parti­culièrement mauvaise élève au regard de la direc­tive européenne portant réglemen­ta­tion sur le niveau de qualité de l’air. A l’occa­sion de son annuelle conférence de presse, le 24 janvier, le Club des villes et terri­toires cyclables s’est attardé sur le manque­ment de l’Hexa­gone à ces exigences. « Or, le vélo a un rôle impor­tant à jouer dans la lutte contre la pollu­tion, le chan­ge­ment clima­tique, la crise écono­mique et les inégalités », déclarait Pierre Serne, président du Club, pour intro­duire son propos.

Le projet de loi d’orien­ta­tion des mobi­lités (LOM), déposé par le gouver­ne­ment en novembre dernier, se donnait pour objec­tif de dévelop­per le goût des Français pour ce moyen de déplace­ment doux. Si son examen a été reporté de quelques mois pour tenir compte des conclu­sions du Grand débat natio­nal, Edouard Philippe annonçait en septembre l’inves­tis­se­ment de 350 M€ déployés sur sept ans – soit 50 M€ par an -, en faveur du Plan natio­nal Vélo. Les sympa­thi­sants du projet se félicitent de l’obten­tion de ce finan­ce­ment, mais en regrettent la modes­tie, bien loin des 200 M€ annuels estimés nécessaires à la pleine appli­ca­tion de sa stratégie. Entre autres : "la résorp­tion des coupures urbaines, le rétablis­se­ment des conti­nuités piétonnes et cyclistes dans les terri­toires, la réalisa­tion de Réseaux express vélo [REV] et de liai­sons inter-agglomérations, de station­ne­ments vélos, et la pour­suite du schéma natio­nal 'vélorou­tes’ et voies vertes". Cepen­dant, la Dota­tion de soutien à l’inves­tis­se­ment local (DSIL), en partie financée par l’Etat, devrait contri­buer dès 2019 à la mise en œuvre des projets à hauteur de 85 M€.

Outre ces aménage­ments, le Plan natio­nal Vélo prévoit plusieurs leviers écono­miques devant inci­ter les usagers à s’équiper. La prime à la conver­sion pour le rempla­ce­ment d’un véhicule ancien (essence ou diesel) a ainsi été étendue à l’achat d’un cycle (deux, trois, ou quatre roues) électrique neuf. Un foyer impo­sable bénéficiera de 100 €, un foyer non impo­sable de 1 100 €. Idem pour la réduction d’impôt sur les sociétés suite à l’achat de flottes de vélos, étendue à la loca­tion. Quant aux employés, ils pour­ront éventuel­le­ment bénéficier du forfait mobi­lité durable (à hauteur de 400 € par an dans le privé et 200 € dans le public), qui vient simpli­fier l’indem­nité kilométrique vélo, cette dernière n’ayant pas obtenu le succès escompté.

Pour aller plus loin et atteindre « enfin » les objec­tifs fixés par l’Union européenne, le Club des villes et terri­toires cyclables propose de rendre ce forfait obli­ga­toire, et de rétablir la possi­bi­lité de le cumu­ler avec le rembour­se­ment de 50 % de l’abon­ne­ment trans­ports en commun, dans le cadre d’un usage combiné du vélo et des trans­ports publics.

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