27
juillet 2017

Comment les JO peuvent profiter aux territoires ?

Projets urbains
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Les grands événements mondiaux, au premier rang desquels les Jeux olympiques, "participent au développement du territoire" : les transports et l’hébergement en sont les principaux legs. "Mais comment assurer la cohésion sociale afin que les habitants, après coup, puissent profiter pleinement des infrastructures ?" Telle était la question posée lors de la XIIe Biennale européenne des Villes et des urbanistes, qui s’est tenue à Saint-Denis (93), le 29 juin.

Les JO passent, mais les infrastructures restent : l’enjeu est alors de laisser un héritage viable aux habitants. "Sans vision du territoire à long terme, il ne peut pas y avoir de grand événement", explique Joris Scheers, président de l'European council of town planners (ECTP-CEU). Le rôle de l’urbaniste devient dès lors évident : faire des JO un "outil" pour le développement du territoire. Aujourd’hui, les villes doivent être en capacité de garder le meilleur des Jeux, pendant et après l’événement. Barcelone (1992), dont nul ne conteste la réussite, a été, selon Luc-Emile Bouche Florin, président d’honneur de l’ECTP-CEU, une "expérience parfaitement positive y compris sur le long terme", avant d’ajouter qu’aujourd’hui la ville est "victime de son succès" face à l’augmentation des prix de l’immobilier. Les JO peuvent être "un travers", et l’urbaniste doit savoir tirer parti des expériences passées pour offrir un urbanisme le plus équitable possible.

Des projets qui favorisent la cohésion
Des expériences qui proviennent aussi des candidatures n’ayant pas abouti. Prenant en exemple la candidature lilloise en 2004, Thierry Baert, directeur d’études à l’Agence de développement d’urbanisme de la métropole de Lille, estime que ce projet a permis un "changement de la gouvernance de l’aire métropolitaine". Le territoire, souffrant des crises économiques et sociales, a su retrouver une cohésion autour de la candidature ; et même si Lille n’a pas accueilli la manifestation sportive, les infrastructures, qui avaient alors été imaginées, ont fini par sortir de terre. 
C’est à partir de toutes ces expériences que le Comité international olympique (CIO) a défini de nouveaux critères : l’Agenda 2020, approuvé en 2014, impose notamment la maîtrise des coûts, de s’appuyer sur les infrastructures existantes, et d’être conforme aux besoins de planification du territoire. Une "nouvelle philosophie des JO", selon Patricia Pelloux, responsable des sites et infrastructures au Comité de candidature de Paris aux JO 2024. Justement, dans le projet parisien, 80 % des infrastructures projetées sont existantes ou prévues, à terme, pour d’autres usages. 

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