14
décembre 2019

Trinity, une tour qui "casse les codes"

Bureaux
Outils
TAILLE DU TEXTE

Il y a deux ans, Bruno Donjon de Saint Martin, aujourd’hui directeur général bureaux, hôtels et projets mixtes Europe d’Unibail-Rodamco-Westfield, s’était attardé sur les fondations de la tour Trinity – "un chantier de l’impossible" à ses yeux -, qui s’élève sur un foncier créé ex-nihilo, au-dessus de l’avenue de la Division Leclerc, à La Défense. Un foncier qui fera office de couture urbaine entre Courbevoie (92) et la dalle du quartier d’affaires, sur lequel s’est élevé l’immeuble de 49 000 m2 de bureaux mais pas que… "L’empreinte au sol de l’actif [situé entre le Cnit et la tour Areva, ndlr] n’est que de 1 500 m2", remarque le dg d’Unibail-Rodamco-Westfield. "Ce qui nous a permis de créer 3 500 m2 d’espaces paysagers, avec 50 arbres plantés, et publics, où deux commerces prendront place". Il ajoute : "c’est tout simplement l’aboutissement d’une réflexion menée entre acteurs privés et publics" (maître d’ouvrage, investisseur : Unibail-Rodamco ; aménageur : Paris La Défense ; architectes : Cro&Co ; design : Saguez & Partners ; entreprise générale : Vinci Construction). Montant de l’investissement : 340 M€.

En ce 28 novembre, à six mois de la livraison – plus lointaine que prévue initialement -, Bruno Donjon de Saint Martin a, cette fois, orienté son discours sur l’intérieur de cet "objet" de 140 mètres de hauteur (33 étages), censé "casser tous les codes" et "favoriser la qualité de vie au travail". Il dit : "Trinity doit contribuer à l’épanouissement du collaborateur [’actif pourra en accueillir 4 500, ndlr]. Notre souci permanent : l’attirer, le retenir et favoriser son engagement". URW veut ainsi lui proposer une sorte de "chez soi augmenté".

Au 23e étage de l’ensemble, où commercialisateurs – BNP Paribas Real Estate notamment, dans le cadre d’un mandat exclusif – et potentiels locataires sont attendus dans les prochaines semaines, ce discours ambitieux, également tenu par les porteurs de la tour Hekla (lire notre article), prend forme. On y retrouve des matériaux domestiques, avec une place importante laissée au bois, des plateaux en éventail ouverts – "car faire circuler des collaborateurs c’est faire circuler des idées", remarque Patrick Roux, directeur général de Saguez & Partners -, huit terrasses positionnées tous les quatre étages, ainsi que douze loggias végétalisées et vingt-trois balcons, des paliers éclairés par une lumière naturelle ou encore des escaliers "réintroduits entre deux étages au sommet de la tour, dans le hall ou encore au 15e niveau pour provoquer des échanges entre les salariés", résume Bruno Donjon de Saint Martin, qui vante la liberté laissée au(x) futur(s) utilisateur(s) en termes d’aménagement.

Cette liberté est en partie possible grâce au noyau décentré, situé en façade. "Des ascenseurs panoramiques ont ainsi été déportés derrière une façade vitrée", commente Jean-Luc Crochon, architecte des lieux. Ils seront rouges et jaunes : clin d’oeil à la Tour Eiffel. "Le bâtiment se veut ainsi interactif car les personnes extérieures à celui-ci le verront vivre, contrairement à la plupart des tours de La Défense, assez refermées sur elles-mêmes".

Autres caractéristiques de Trinity : sa conciergerie ouverte 24h/24, un wellness center et un business center situés au 25e étage – "on offre ainsi aux salariés le meilleur de l’immeuble" -, une bibliothèque communautaire ou encore une application dédiée à la tour (WorkWell), certifiée HQE exceptionnel et Breeam excellent.

 

Articles sélectionnés pour vous